Ich spreche ein bisschen deutsch.

Ich spreche ein bisschen Deutsch, 2017
Vue d'exposition Not everything means somethings, honey.
Galerie EiGEN + Art, Leipzig
(17 pistes sonores en boucle, 11.05 mn, dispositif sonore 2 canaux, banc.)
Ich spreche ein bisschen deutsch (Je parle un peu allemand. ) est une installation sonore à deux voix.

Avec pour unique matière première des phrases « toutes faites » collectées sur des sites internet d’apprentissage de langues, des conversations absurdes et poétiques entre deux personnages ont été crées. Ces conversations jouent avec les limites du langage et nous dévoilent son potentiel humoristique. Elles interrogent avec humour la situation inconfortable des étrangers face à la maitrise d’une nouvelle langue.

Que se passe t-il lorsque nous sommes réduits à communiquer à minima, avec un vocabulaire et une grammaire restreinte. Que se passe t-il lorsque nous ne possédons plus que partiellement cet outil du langage, vecteur social, indicateur identitaire, filtre entre nous et le monde, projection de notre intériorité… La vie quotidienne se remplie alors de quiproquos, de décalages, de non-dits.

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Traduction Pistes 1 à 8

Es-tu sa mère ou sa soeur. /J’ai besoin d’un moment pour réfléchir. /Tu peux parler ouvertement avec moi. /Ce n’est pas ma fille. /Vraiment? / Ça fait mal. /Je suis désolé. /C’est une urgence. /Comment puis-je aider? /Appelle une ambulance. /Tu es courageux.

C’est mon chien. /Est-ce que le chien est important? /Il a douze ans, il n’est jamais heureux./ Il est étrange, où nage t-il? /Vers le Canada. /Comme autrefois. /Tu comprends? /C’est clair.

Le ciel tombe, la mer n’est pas petite. /Je ne sais pas. /Tu as de la chance, connais-tu son souhait? Il veut voir le monde. /Exactement, il ne parle que de cela. /Est-ce qu’il a une petite amie? /Non. /Libre comme l’air, il est un peu triste parce qu’il n’a pas de petite amie, tu comprends ce que je veux dire? /Oui malheureusement, c’est mon impression, il peut à peine marcher, à part ça il est en bonne santé, il devrait aller mieux bientôt./ Que fait-il volontiers? /Il aime la nourriture, il veut louer le bateau, il veut être sympa./ Naturellement.

Les pensées sont libres. /Tu es très jeune./ Tu dois apprendre. /Est-ce que je peux te poser une question? Où vas-tu?/ Je pars, seule. /Là-bas? /Oui, c’est facile. /Est-ce qu’il y a un distributeur automatique là-bas? /Non, personne n’en a./ Qu’est qui ne va pas? / Les gens sont forts.

Bonjour, je m’appelle Hans. /Ahg… ouai. /Tu es calme, tu dors?/ Qu’est ce qu’il y a  encore! /Tu es ennuyant. /En effet. /Je ne veux absolument rien faire. /Es-ce possible? /Qu’est-ce que je devrais dire maintenant? /rien, s’il te plait./ Sinon encore quelque chose? /oh mon dieu! /Ça ne va pas? /Punaise!

Tu es toujours heureux./ Je suis une banane, voudrais-tu manger. /Fais attention à toi! /Dois-je partir aussitôt? /Quel dommage! /Chez toi ou chez moi?

Les chats sont des animaux. /Regarde ça, mon chat est très vieux. /Notre chat joue, les dames aiment nos chats./ Nous avons un problème. /Nous en parlons./ Volontiers./ Beaucoup de personnes aiment les chats. /Mais... /Nous rêvons d’un canard.

Salut. /Salut Julia. /Pourquoi es-tu toujours si triste? /Je ne peux pas le trouver, je suis triste/ Qu’est ce que c’est? /Mon public. /Ils vivent à Hambourg. /Vraiment? /Naturellement. /Veux-tu aller marcher? Là-bas. /Oui. /Ça m’est égal. /J’en ai besoin.