À l’origine il y a eu la ruine.

À l’origine il y a eu la ruine, 
2015
492 * 698 cm
(plâtre, dispositif sonore stéréo)
2 pistes sonores - 13.20 mn

Riesi, Sicile, Octobre 2014.

Je voulais rentrer dans les maisons vides, mais la seule agence immobilière existante, ne s’occupe que des maisons habitables… On voit beaucoup de panneaux « Vendesi » (à vendre) mais 3 fois sur 4 il n’y a pas de numéro à joindre.
Alors j’ai regardé les murs, les pierres. Il y a une espèce de confusion entre les maisons qui tombent en ruines, car elles ont cessé d’être habitées, et celles qui sont inhabitées car elles n’ont jamais été finies. Les briques, les pierres, les mortiers sont apparents, la peinture part, ou elle n’a jamais était faite. Il y a un cycle qui se crée, on voit d’où partent les choses, et où elles finissent:
Un tas de pierre.
Le sol aussi est sec. Des cailloux. On sent d’où viennent les pierres des maisons.
Je n’ai pas vu une ville morte, j’ai vu des pierres bruyantes.
L’installation est constituée de 368 plaques de plâtre et deux pistes sonores. Chacune des plaques a été réalisée manuellement. Elle forme un carrelage de plâtre, détruit petit à petit par les visiteurs marchant dessus après l’ouverture au public. En ce faisant, ceux ci produisent des sons de craquements qui rentrent en communication avec la partie sonore de l’installation.
La composition sonore à l’écoute a été réalisée en créant des sons avec pour instruments des plaques de différents matériaux (béton, siporex, mortier…) dont les plaques de plâtre constituant la sculpture.

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Riesi, Sicile, Octobre 2014.

Je voulais rentrer dans les maisons vides, mais la seule agence immobilière existante, ne s’occupe que des maisons habitables… On voit beaucoup de panneaux « Vendesi » (à vendre) mais 3 fois sur 4 il n’y a pas de numéro à joindre.
Alors j’ai regardé les murs, les pierres. Il y a une espèce de confusion entre les maisons qui tombent en ruines, car elles ont cessé d’être habitées, et celles qui sont inhabitées car elles n’ont jamais été finies. Les briques, les pierres, les mortiers sont apparents, la peinture part, ou elle n’a jamais était faite. Il y a un cycle qui se crée, on voit d’où partent les choses, et où elles finissent:
Un tas de pierre.
Le sol aussi est sec. Des cailloux. On sent d’où viennent les pierres des maisons.
Je n’ai pas vu une ville morte, j’ai vu des pierres bruyantes.
L’installation est constituée de 368 plaques de plâtre et deux pistes sonores. Chacune des plaques a été réalisée manuellement. Elle forme un carrelage de plâtre, détruit petit à petit par les visiteurs marchant dessus après l’ouverture au public. En ce faisant, ceux ci produisent des sons de craquements qui rentrent en communication avec la partie sonore de l’installation.
La composition sonore à l’écoute a été réalisée en créant des sons avec pour instruments des plaques de différents matériaux (béton, siporex, mortier…) dont les plaques de plâtre constituant la sculpture.